Richard Galliano, Sylvain Luc – La vie en rose (2015)
FLAC (tracks) 24-bit/88.2 kHz | Time – 00:50:30 minutes |  708 MB | Genre: Jazz
Studio Master, Official Digital Download |  Source:Qobuz |  Front cover
Label: @ Editions Milan Music  | Recorded: August 2014 in Pernes les Fontaines (France) at studios “La Buissonne

La rencontre est double. Le répertoire d’Edith Piaf et de Gus Viseur revisité par deux artistes emblématiques de la scène jazz. C’est sous le double signe de la Môme et de l’un des premiers accordéonistes de jazz, que Richard Galliano et Sylvain Luc orchestrent leurs retrouvailles. Plus de vingt ans après leur collaboration au sein du trio Galliano-Lassus, le guitariste bayonnais et l’accordéoniste cannois font swinguer avec raffinement un répertoire centenaire. Avec délicatesse, dans l’écoute mutuelle, en se lançant des défis et sans compétitions ni surenchère ou poudre aux yeux, leur corps à corps est d’autant plus impressionnant et nécessaire que certains thèmes (La Foule, L’Hymne à l’amour, La Vie en rose, Je ne regrette rien…) nous sont presque trop connus. La magie de cet album est justement là. Dans la capacité qu’ont Sylvain Luc et Richard Galliano à s’accaparer ces chansons, sans les maltraiter ni, à l’opposé, les laisser dans une quelconque naphtaline. Brillant et émouvant. © CM/Qobuz

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Polyphonies oubliees: Faux-bourdons XVI-XIX – Ensemble Gilles Binchois, Dominique Vellard (2014)
FLAC (tracks) 24-bit/44.1 kHz | Time – 01:47:16 minutes |  1,02 GB | Genre: Classical, Choral
Studio Master, Official Digital Download |  Source:Qobuz |  Digital Booklet , Front cover
Label: @ Aparté · Little Tribeca | Recorded: l’Église de Mont St Jean (21) du 15 au 18 septembre 2011 et à la Chapelle Sainte-Anne, Toulouse du 19 au 23 avril 2012

Et pourquoi donc Polyphonies « oubliées », demanderez-vous fort légitimement ? C’est que sur les vingt-sept pièces ici présentées, seules cinq sont de compositeurs identifiés – Charpentier, Sermisy, Bournonville, Perne et Kunc –, les autres restant muettes à jamais sur l’identité du maître qui les a écrites. Mais est-il besoin de connaître le nom du compositeur pour mieux (ou moins bien) goûter la beauté d’une œuvre ? Est-il seulement besoin d’en connaître la date ou même l’époque de composition ? Eh… Quant au terme « faux-bourdon » inscrit dans le titre du CD, il n’a aucune connotation entomologique : il s’agit d’une forme d’harmonisation du plain-chant dans laquelle les quatre parties vocales sont différentes (là où le plain-chant initial est monophonique), mais toutes les quatre dans le même rythme, note contre note – aucun contrepoint donc. Quelques-unes des pièces présentées respectent cette forme, fort ancienne. Un sacré florilège de somptueuses beautés sacrées, anonymes certes mais certes pas anodines ; chantées selon la prononciation classique du latin à la française, donc les terminaisons en usse et pas en ousse.

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